Archive | juillet, 2011

Les infinies joies de la grossesse – 3

28 juil

Aujourd’hui, la rétention d’eau.

     Je vous laisse apprécier les images, je ne vois pas quoi dire de plus. Ah si, cette photo a été trouvée sur Google Images, mais se rapproche bien de ce qui m’arrive. A savoir 3kg de flotte stockée sous les capitons, arrivés au début, jamais repartis, auxquels s’ajoute tout ce qui apparaît quand la nuit se rapproche, genre autour des chevilles and up. Maintenant, j’ai du mal à dire si les kilos ajoutés depuis sont uniquement composés de gras, ou s’ils sont mixtes… Surprise surprise !

J’ai bien sûr voulu agir rapidement et me suis donc procuré le nouveau Vichy Aquadestock, trop fort contre la cellulite ET l’eau en trop. Je vous dirai si ça fonctionne dès que j’en aurai mis plus de 2 jours d’affilée, ça vous va ? ;)

Les infinies joies de la grossesse – 2

22 juil

Aujourd’hui, un classique.

Ladies and gentlemen, les nausééééeeees. Woohoooo, yeah !

Pas besoin d’être enceinte pour avoir entendu parler de cet "effet secondaire", comme je l’ai dit, c’est un classique. Sauf que. On parle souvent des nausées "du matin". Hahahahaha. Encore un truc pour nous faire rire. Alors c’est sûr, certaines lucky b*tches n’auront jamais de nausées. Genre ma sœur, enceinte à peu près en même temps que moi, et pas malade une seule fois. Mais comme la génétique n’a rien à voir là-dedans, ne vous faites pas de faux espoirs. Moi j’y ai cru, un temps.

J’ai "découvert" ma grossesse à environ 1 mois 1/2, et ces 6 ou 7 premières semaines ont été idylliques. J’ai enchaîné un festival, 2 semaines à Pékin avec Noël et Nouvel An, et rentrée hyper soft côté boulot et agitée côté sortie. J’étais fatiguée, mais je mettais ça sur le compte du décalage horaire. Et là, paf ! Hyper faim et hyper écœurée tout le temps. A peine le temps de faire un test, et bim ! C’était parti pour 2 mois.

Deux mois non-stop. Genre tout ce que tu veux c’est dormir parce que sinon ça veut dire que tu vas pitêtre être malade. Ben oui, parce que si c’était juste des nausées, encore… Meu nan, tu vomis. Tout le temps. Partout. Un peu, ou beaucoup. Certains jours tu dois sortir de la salle en plein speech pour ne pas arroser les premiers rangs. D’autres, tu retapisses la Pointe du Raz mètre par mètre, en pleurant de fatigue. Oui, c’est du vécu. Et encore, je peux apparemment me considérer chanceuse. Je ne suis pas de celles qui se retrouvent alitées et sous perfusion… Moi j’étais plutôt comme la dame sur la photo…

Et puis c’est parti comme c’était venu, pouf pouf. Et là, on n’y croit pas trop, parce que bon, pourquoi ça s’arrêterait comme ça ?… Et en fait si, c’est fini.

Sauf que non, en fait. 4 mois plus tard, ton bébé a bien grossi, toi aussi, si tu as du bol, tu as des remontées acides parce que le serpent de mer appuie sur ton estomac, tout ça tout ça… Et bang ! Tu es bonne pour te retaper les nausées et vomissements, rapport que ton système aime pas trop ce qui se passe plus que toi. Mais là, tu es presque reconnaissante (quand tu n’es pas en train de pleurer, bien sûr), parce que ça n’est "que" ponctuel. Et puis tu sens bien le bébé, tu l’as vu aux échos, il/elle te grimpe sous les côtes, il faut bien qu’il se fasse de la place, le pauvre, c’est pas facile de vivre tête en bas…

Ça y est, tu t’es fait avoir par ta chair et ton sang, tu te sens coupable d’en vouloir à "l’enfant", tu es devenue faible. La nature ne nous laisse aucune chance.

Rock n’ roll Stars

21 juil

L’un des avantages indéniables de la grossesse, c’est qu’on a pleeeiiiin de temps pour faire pleeeiiiin de trucs comme on veut. Une fois qu’on enlève les nuits et autres siestes, il reste bien un tiers de ce temps pour être "active".

Là, surtout si comme moi vous avez un boulot qui normalement vous fait ramener du travail à la maison le soir, vous redécouvrez quelque chose qui vous prenait beaucoup de temps quand vous étiez ado, et qui était devenu un plaisir plus rare : la lecture. Je me suis donc replongée dans les livres, des très courts ("Indignez-vous" de Stéphane Hessel) aux plus longs (relire "La Conjuration des imbéciles" de John Kennedy Toole, 15 ans après, et aimer comme la première fois).

Et au milieu de tout ça, le hasard a fait que j’ai lu plusieurs autobiographies, moi qui suis en général plus attirée par les fictions.Mais il se trouve que j’ai reçu pour Noël le "Life" de Keith Richards, alors je l’ai lu, forcément. Et j’ai été agréablement surprise. Ça se lit très facilement, c’est écrit simplement. Je ne suis pas une fan absolue des Rolling Stones, ce qui ne veut pas dire que je déteste leur musique non plus. En réalité, ça dépend vraiment des périodes. Quoi qu’il en soit, Richards dépeint son enfance comme son addiction à l’héroïne, en passant par toutes les rencontres, musicales ou non, et tout est drôle, émouvant, ou réellement intéressant. Et la mémoire du guitariste impressionne, indéniablement.

On m’a ensuite prêté "Dia*ry of a r*ock n’r*oll star", entièrement écrit par le chanteur dans les années 70, comme un journal de bord. Très différent du premier, on y plonge directement dans la vie du groupe en tournée aux Etats-Unis ou au boulot en Angleterre, à chaud, jour après jour. Chouette aussi.

Enfin, j’avais commandé il y a maintenant plusieurs mois, mais sans jamais l’entamer, la bio de Alex James, "Bit of a blur", édité au Royaume-Uni chez le même éditeur que "Life", et dont vous pouvez lire les premières pages ici. Je ne crois pas qu’il ait été traduit en français pour l’instant, mais c’est bien dommage, parce que comme l’a écrit un critique, "Alex James has written the definitive guide to Brit pop.". Là encore, un réel plaisir. Je ne pense d’ailleurs pas avoir trouvé de mauvaises critiques de ce livre.

Je vous rassure, je pense en avoir fini avec les rock stars pour l’instant. Je suis repassée aux fictions, et je vous tiendrai au courant de mes découvertes, bonnes ou moins bonnes, très prochainement.

 

Les infinies joies de la grossesse – 1

20 juil

Pour partager avec vous le grand bonheur que je vis actuellement, et en restant dans l’esprit du Motherfucker de Florence Foresti, j’ai décidé de vous gratifier d’une série que j’intitule donc "Les infinies joies de la grossesse".

Elles ne vous seront pas forcément présentées par ordre chronologique, ni de la moins dérangeante à la plus handicapante, mais, si vous le permettez, dans le désordre le plus total, et selon l’expérience du jour. Les désagréments que je listerai ne sont absolument pas le lot de toute femme enceinte, mais ils ont TOUS fait partie du mien, de lot. Chanceuse, va.

Aujourd’hui, les remontées acides, ou reflux gastro-œsophagien (RGO de son petit nom). Elles sont arrivées vers 2 mois, en même temps que les nausées. Normal, pensai-je alors, elles sont la juste conséquence des dites nausées (sur lesquelles nous reviendront, d’ailleurs…). Eh bien non, erreur. Le RGO va durer, et durer encore. Il débarque n’importe quand, au petit déjeuner tel l’ami Ricoré, ou quand vous décidez d’aller dormir alors que, quelle idée, il n’est que 1h30, vous tournerez bien encore dans votre lit encore 1h ou 2. La position idéale n’existe plus à 7 mois, de toute façon.

On vous dira qu’il existe des solutions. Manger ceci, éviter cela, surélever la tête, vous allonger sur le côté droit… C’EST FAUX, ON VOUS MENT, RIEN NE FONCTIONNE ! Vous aurez parfois droit à une journée de répit, que vous passerez cependant dans la peur de la prochaine attaque. Et tout cela vous fera dire, à l’instar de l’humoriste déjà citée :

"La grossesse, c’est comme une gastro qui dure neuf mois". Merci Florence.

Nouveau programme

6 juil

S’il y a une chose qui manque cet été (en dehors du saucisson à l’ail, de mon voyage annuel en Irlande et des tomates à l’apéro), c’est bien de pouvoir fréquenter les festivals à mon gré.

RouteDuRock1Moi qui y passe normalement mes week-ends entre mai et septembre, vois mes activités musicales réduire comme peau de chagrin.

Certes, j’ai pu lézarder sur l’herbe pendant que les DJs habillaient le silence et admirer les brillantes Brigitte aux 3 Eléphants.

J’ai aussi pu profiter de 3 jours d’effervescence lors de Art Rock et voir The Hives, Aloe Blacc ou encore The Legendary Tigerman donner de très chouettes concerts (mais je n’ai pas loupé une édition depuis 1992, c’est un peu de la triche).

MAIS :

- J’ai déjà loupé le festival Beauregard, qui m’avait fait forte impression l’année dernière.

- Je n’irai pas à Barcelone voir The Popopopops.

-Je passerai la Route du Rock à 50km de là, à me demander si "l’enfant" va décider d’arriver en avance… Et je peux vous garantir que même si j’éviterai également de traîner 3 jours les pieds dans la boue, ça va drôlement me manquer !!!

Alors pour me consoler, je vais profiter de ce que m’offre ma ville, et me balader d’une scène à l’autre cette semaine, passant de la musique à la danse, de Syd Matters à SoCalled, à des horaires respectables pour une femme "dans mon état"… Les Tombées de la Nuit, me voilà !

 

 

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